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NOS ACTIONS



   Nous sommes engagés dans des actions d'aide au développement économique et nous soutenons des projets de développement durable.


Nous soutenons et participons aux actions de terrain dde l'AI3D, ITWOC, FFSB, Bali Fokus.


Nous mettons en oeuvre des actions de communication pour les projets qui nous sont soumis et que nous avons validés.


Nous organisons et mettons en oeuvre des actions d'éducation et de prévention pour un vivre mieux et plus longtemps, au sein de notre environnement.


Nous organisons ou participons à des manifestations publiques dont le but est valoriser ou préserver le patrimoine culturel, sociétal ou environnemental.


Nous organisons des Forums exposition pour permettre à des structures et à des entreprises de présenter leurs compétences et leur produits.


Nous organisons des colloques et séminaires pour permettre à des associations ou à des chercheurs de communiquer sur leurs travaux.


Nous cherchons à mettre en relation les chercheurs et le monde entrepreneurial et à renforcer le dialogue entre le monde de l’entreprise et les acteurs de la vie publique.


Nous publions des recommandations, synthèses, reportages....


Nous apportons :

  


AMPERS place la réalité économique au coeur de sa réflexion.


Plateforme technique et médiatique à disposition des entrepreneurs, des sociétés et chercheurs impliqués dans le développement durable, AMPERS s'emploie à leur permettre de valoriser leurs progrès et de médiatiser l’entrepreneuriat responsable et écologique.




  

Pour être tenu(e) informé(e) des focus, des actions et projets conduits tout au long de l’année par le Forum Planète bleue, inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle, en cliquant sur le logo ci-contre

  

En effet, le rejet de substances toxiques d’origines naturelles ou de synthèse constitue un facteur préoccupant de la dégradation de la qualité de l’environnement. La dispersion volontaire ou involontaire de nombreuses substances (pesticides, organo-halogénés, organo-métalliques, hydrocarbures, métaux, …) pouvant induire la contamination de l’environnement, y compris les endroits éloignés des sources d’émissions.


DES NORMES APPLICABLES PAR TOUS


Une première liste de 33 substances a été adoptée (Annexe X de la DCE définie par la décision 2455/2001) auxquelles ont été rajoutées 8 substances supplémentaires de la liste I de la directive 76/464.


Cette liste est révisable tous les 4 ans en fonction des avancées de la connaissance sur la pollution des milieux aquatiques. Et la DCE impose une surveillance de ces molécules dans les différentes masses d’eau et dans les rejets, en particulier dans les effluents industriels.


Des Normes de Qualité Environnementale (NQE) ont aussi été établies et des limites de détection pertinentes au regard de ces NQE ont été proposées pour un certain nombre de substances. Or, si la connaissance de la contamination des milieux aquatiques s’est améliorée ces dernières années, elle reste néanmoins parcellaire du fait de la grande variabilité des milieux étudiés (variabilité temporelle et spatiale).


De plus, la connaissance des sources reste insuffisante pour un bon contrôle et à terme pour une réduction des émissions. La surveillance dans les rejets devrait donc permettre de répondre aux exigences administratives d’autocontrôle et permettre de maîtriser les valeurs limites d’émission (VLE) réglementaires, dans l’objectif de respecter in fine le bon état chimique dans les eaux de surface.


Pour cela, il est nécessaire de développer des méthodologies de surveillance permettant de quantifier, dans les eaux des milieux récepteurs (eaux continentales, estuaires et mer) et dans les rejets industriels, les substances prioritaires au sens de la DCE et pertinentes pour le programme national de réduction des substances (circulaire 7 mai 2007). L’effort de surveillance doit donc s’intensifier tant sur le milieu récepteur que sur les rejets.


Or, quand on considère le nombre de composés à analyser et le nombre d’écosystèmes et de rejets à contrôler, il apparaît clairement que l'enjeu est de développer de nouvelles méthodologies d’analyse qui soient adaptées aux spécificités des milieux aquatiques (milieu dilué, variabilité spatiale, variabilité temporelle, difficulté d’accès, mélange complexe…) et qui puissent répondre à une logique d’intégration, d’augmentation de fréquence, et de diminution de coût.


LES METHODES DE PRELEVEMENT MISES EN CAUSE


Un des freins à la mise en place d’une politiquer de surveillance efficace, rapide et peu coûteuse provient des méthodes de prélèvement et également des méthodologies analytiques employées. En effet, l’analyse de plusieurs classes de composés nécessite la mise en œuvre de différents protocoles, chaque protocole comportant plusieurs étapes de préparation de l’échantillon et ces méthodologies sont souvent longues, coûteuses et peu automatisables. De plus, les limites de quantification actuellement données par les laboratoires sur certains composés dans certaines matrices ne permettent pas d’atteindre les demandes réglementaires en termes de limite de quantification, qui sont de 1/10 à 1/3 des Normes Qualité Environnementale (NQE) ; les NQE étant elles mêmes parfois très basses. L’analyse de substances organiques en phase dissoute demande en particulier une étape de concentration importante qui, lorsque l’on utilise des méthodes conventionnelles (extraction liquide-liquide), peut prendre beaucoup de temps et consommer beaucoup de solvant.



  

LES ECHANTILLONNEURS PASSIFS



La Directive Cadre Eau (DCE) de 2015 a pour objectif de permettre la restauration du bon état écologique et chimique des milieux aquatiques.


Pour cela, la Directive demande que soit améliorée la qualité chimique des eaux en inversant - là où cela sera nécessaire - la tendance à la dégradation des eaux souterraines et, pour les eaux de surface, en réduisant progressivement les rejets des substances répertoriées comme « prioritaires », les rejets devant même être supprimés pour les substances répertoriées comme « prioritaires dangereuses ».


De fait, l’existence de molécules toxiques, pour la plupart non identifiées dans l’environnement, nécessite donc en premier lieu de trouver des stratégies adaptées pour évaluer l’état de santé du milieu naturel.

 

Sachant que le maintien de la qualité du milieu aquatique est essentiel de par son rôle de réceptacle ultime des polluants, de par la sensibilité des espèces y vivant et de par son importance au niveau des cycles globaux.

 LES FOCUS             LES FOCUS              LES FOCUS              LES FOCUS            LES FOCUS             LES FOCUS

Le prélèvement est une opération délicate en ce qui concerne les contaminants organiques. Le prélèvement le plus utilisé étant le prélèvement ponctuel, reflet de la composition de l'eau à un instant donné et pour une localisation précise. Ce prélèvement ponctuel a un caractère éminent variable, notamment vis-à-vis des phénomènes de pollution.


Une appréciation de ces variations ou tout simplement la détection des épisodes de pollution nécessitent une multiplication des prélèvements dans le temps et dans l'espace souvent coûteuse et difficile à mettre en œuvre.


De son coté, la fréquence de la surveillance est fonction de nombreux paramètres : on peut citer la qualité de l'eau proprement dite, en particulier si celle-ci est soumise à des pollutions permanentes ou occasionnelles (rejets chroniques ou discontinus (production par batch)), ou encore le choix des paramètres analytiques représentatifs de la pollution.

  

Dans l’optique de disposer de méthodologies analytiques compatibles avec les exigences en termes de rapidité, de limites de quantification, de nombre d’échantillons traités et de fiabilité de l’analyse environnementale moderne de « screening », il apparaît maintenant possible d’utiliser de nouveaux systèmes d’échantillonnage intégratif, autrefois appelés capteurs passifs.


Parmi les plus étudiés, citons les POCIS (Polar Organic Contaminant Integrative Sampler) pour les contaminants organiques hydrophiles, les SPMD (Semi-Permeable Membrane Device) pour les hydrophobes, ou les DGT (Diffuse Gradient in Thin Films) pour les métaux, développés par des équipes anglo-saxonnes. Ces systèmes sont immergés dans le milieu aqueux pendant une certaine durée (quelques heures à plus d'un mois), durant laquelle ils vont capter les molécules et les retenir sur une phase absorbante ou adsorbante, ce qui va concentrer les composés au fur et à mesure de l'exposition.


DES NOUVEAUX OUTILS QUI PERMETTENT DE PRELEVER DANS LA DUREE


L’intérêt de ces nouveaux outils réside dans leur capacité à accumuler des composés sur une grande période de temps, ce qui permet de s’affranchir des prélèvements ponctuels dans le milieu : ces échantillonneurs peuvent donner une image intégrée sur le temps de la contamination de la colonne d’eau vis-à-vis de la phase dissoute. Ils présentent également l’avantage de pré-concentrer la contamination de la phase dissoute dans une matrice assez simple, et d’envisager la détection de produits présents dans le milieu à des concentrations inférieures aux limites de détection analytiques dans le cas des prélèvements ponctuels, comme les métabolites de certains composés, ou les stéroïdes, souvent présents dans l’environnement à des concentrations inférieures au ng/L, non détectables, mais identifiées comme toxiques. L’analyse ne portera pas en effet sur quelques litres d’eau mais sur la quantité accumulée de composés au cours du temps et donc correspondant à des dizaines voire des centaines de litres d’eau, pour une faible quantité de phase.


DES ECHANTILLONNEURS PASSIFS MADE IN FRANCE


Une nouvelle génération d’échantillonneurs passifs, plus robustes, plus simples d’utilisation et donnant des résultats plus rapides pour un plus faible coût a depuis été développée par des équipes françaises.


Ces équipes ont en particulier travaillé avec un matériau absorbant innovant, de la famille des aluminosilicates naturels. Ces minéraux sont connus depuis longtemps pour être très stables en milieux aqueux, et pour présenter une résistance remarquable aux conditions de forte salinité présentes dans l’eau de mer par exemple. Ils présentent également une forte capacité de piégeage d’un large spectre de polluants, les rendant particulièrement polyvalents. Ils sont d’ailleurs actuellement utilisés comme phase active dans certains systèmes innovants pour la dépollution de l’eau. Leur forme solide, contrairement aux phases gel des autres dispositifs disponibles sur le marché, permet de plus de faciliter la phase d’extraction des contaminants avant analyse, car ne nécessitant pas par exemple de solvant organique pour les phases de synthèse et d’extraction, et ne relargant aucun actif chimique dans le milieu. Leurs fortes capacités d’adsorption, liée à leur surface spécifique élevée, permet de plus de limiter les problèmes rencontrés pour l’applicabilité in situ des coefficients de transfert déterminés en laboratoire.


UNE  TECHNOLOGIE A MOINDRE COUT ET SANS IMPACT ENVIRONNEMENTAL


L’utilisation généralisés de ce types d’outils très simples et efficaces, permettra d’atteindre les objectifs de la DCE pour un faible coût et un impact environnemental global neutre et ce, sans avoir recours à une logistique lourde, couteuse et grande consommatrice de produits chimiques que la DCE cherche d’ailleurs à combattre, ni au développement de capteurs toujours plus sophistiqués, grands consommateurs d’électronique, d’énergie et de fonds publics, souvent mis en avant par certains cercles scientifiques.


Focus au 15/04/2016



NB : Pour de plus amples informations ou pour des études de réalisation, nous contacter par le biais du formulaire de contact