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ARENICOLE : LE VER MARIN QUI SAUVE DES VIES


Le sang d'un simple ver marin, grâce à son pouvoir oxygénant et à sa compatibilité avec tous les groupes sanguins, pourrait permettre une grande avancée dans les transfusions sanguines.


Cette découverte pourrait révolutionner la médecine et elle est le fruit des recherches menées par Hemarina, qui est une jeune société bretonne et dont l’un des fondateurs, le Dr Franck Zal, explique :


« J'ai identifié une molécule qui est un transporteur d'oxygène universel et qui pourrait ainsi être transfusée à tous les groupes sanguins. Cette molécule est issue d'un ver marin, l'arénicole.


Et l'hémoglobine de l'arénicole est un transporteur d'oxygène universel. De fait, il pourrait donc permettre de réduire considérablement les risques de rejet de greffe, et ainsi révolutionner la médecine... »


Rappelons que l'hémoglobine - molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l'oxygène dans le corps - est capable d'acheminer cinquante fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine. Or, contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l'arénicole est extracellulaire.

C'est en 2002 que le Dr Franck Zal, alors chercheur au CNRS, découvre, en tentant de comprendre comment le ver parvient à respirer entre la marée haute et la marée basse, ses étonnants pouvoirs puisque l'hémoglobine de ce ver permet d'oxygéner le greffon et donc de réduire considérablement les risques de rejet de greffe.


PREFERER LE NATUREL A LA SYNTHESE


Durant la dernière décennie, plusieurs laboratoires de recherche, notamment nord-américains, ont essayé de fabriquer un substitut de globule rouge en utilisant du sang bovin, mais aussi du sang humain périmé (un don de sang ne peut être conservé que pour une période de 42 jours, ensuite il doit être détruit) pour créer des substituts sanguins. On y retire alors les globules rouges pour en extraire les protéines (les hémoglobines) et en faire des polymères. « C’est exactement ce que nous trouvons naturellement dans l’arénicole. Pourquoi faire chimiquement ce que nous pouvons trouver dans la nature ? » se questionne Franck Zal.


UN SUBSTITUT INDISPENSABLE


Selon l’OMS, 107 millions d’unités de sang sont collectées chaque année dans le monde sans réussir à satisfaire les besoins. La découverte suscite de grands espoirs d’autant qu’en Afrique, les transfusions sont particulièrement difficiles à mettre en place et le risque de transmission de maladies virales très important. Par ailleurs, il faut savoir que sur ce continent, 500 000 femmes meurent par an d’hémorragies lors de l’accouchement par manque de sang disponible.


Il en est de même lors de catastrophes naturelles ou accidentelles où les stocks de sang ne sont pas suffisants pour soigner les blessés.


AMELIORER LE TRANSPORT DES ORGANES POUR LA GREFFE


La mise sur le marché d’un produit thérapeutique à base d’hémoglobine d’arénicole pourra améliorer la préservation des greffons. En effet, aujourd’hui, lors d’une greffe, l’organe est plongé dans une solution saline colloïdale à 4 °C afin de diminuer le métabolisme du greffon, puis celui-ci est transporté auprès du patient receveur.


Malheureusement, pendant le temps de l’acheminement, le greffon est en manque d’oxygène étant déconnecté de la circulation du donneur ce qui l’endommage considérablement. En utilisant ce produit thérapeutique cela pourrait permettre à un rein, par exemple, d’avoir accès à un stock d’oxygène sans subir de dommage oxydatif.

D’AUTRES PROJET POUR L’ARENICOLE


Il existe encore une troisième piste que suggère le Pr Zal, c’est celle de l’oxygénation thérapeutique :


 « Deux problèmes majeurs, l’anémie (manque de globules rouges) et l’ischémie (problème de circulation sanguine) peuvent être grandement favorisés par le transport d’oxygène qu’induit l’hémoglobine de l’arénicole. Imaginons un soldat soufflé par une explosion sur le champ de bataille. Ce souffle crée très souvent une commotion cérébrale qui provoque des œdèmes.


Le cerveau est l’organe qui a le plus besoin d’oxygène. Lorsqu’il en est privé, il se détériore très rapidement. Nous avons montré sur des animaux de laboratoire que HÉMO2Life permettait une oxygénation en évitant des dommages irréversibles » conclut le biologiste.


LE SANG ARTIFICIEL EST AUSSI DANS LA VISEE DE LA RECHERCHE


Le sang artificiel ou substitut sanguin doit pouvoir compenser la perte de sang suite à une hémorragie en remplaçant la transfusion sanguine.


Malgré de nombreuses recherches, aucun produit capable de remplir pleinement cette fonction n’a à ce jour été mis au point. On compte néanmoins aujourd’hui quatre variétés de substituts sanguins qui peuvent être utilisés selon les cas :


1) Les néohémocytes qui sont des érythrocytes (globules rouges) artificiels constitués de phospholipides et de cholestérol contenant des molécules d’hémoglobine. Un produit d’origine américaine.


2) Le fluosol conçu au Japon est capable de traverser les capillaires en transportant de grandes quantités d’oxygène. Son inconvénient majeur est d’inhiber le système immunitaire. On l’utilise néanmoins pour l’oxygénation des organes destinés à la greffe.


3) L’hémopure qui contient de l’hémoglobine purifiée d’origine bovine.


4) L’hémoglobine modifiée chimiquement d’origine humaine ou bovine




Focus au 15/04/2016



NB : Pour de plus amples informations ou pour des études de réalisation, nous contacter par le biais du formulaire de contact

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UN PANSEMENT POUR LA CICATRISATION


La deuxième application possible serait de mettre en place l’hémoglobine arénicole dans des pansements actifs.


Lorsque l’on se blesse, il se produit des divisions cellulaires au sein des plaies et pour cicatriser les cellules de la plaie ont besoin d’oxygène.


Le principe peut aussi s’appliquer aux quelques 450 000 personnes qui souffrent de ce que l’on appelle le syndrome du pied diabétique.


En raison de problème de circulation des membres inférieurs, à la moindre lésion, ces patients risquent une amputation car leurs plaies ne cicatrisent pas et le plus souvent se surinfectent.


Avec de tels pansements, il serait possible de réduire ce risque.

L'arénicole se manifeste par des petits tortillons visibles sur les plages